

Alessandra Pierini – L’Italie authentique et gourmande à travers sa passion
Mais ma mère, elle, restait debout. Toujours aux fourneaux, une louche à la main. Elle se contentait de goûter, grignoter par-ci par-là, veillant à ce que chaque assiette soit servie à la perfection. Une perfectionniste. Toujours.
La cuisine était pensée pour ces moments. Sur la grande table, une énorme planche en bois, fabriquée par mon oncle menuisier, trônait les jours de préparation. Là, ma mère pétrissait, étalait la pâte, fixait la machine manuelle avec sa molette, et moi, assise en face, je tournais la manivelle.
J’adorais ce rôle. D’abord, on passait la pâte entre les rouleaux, au cran le plus large, puis on resserrait, petit à petit. Un geste précis, presque hypnotique. Les longues bandes de pâte souple s’étiraient devant nous. Si elles n’étaient pas parfaites, on les repliait, on les repassait, jusqu’à ce qu’elles aient la texture idéale.
Retour au site